Le sens de l’universalite

 

LE SENS DE L’UNIVERSALITE DU CHRISTIANISME ET LA SIGNIFICATION

DU MESSAGE JUIF DANS LA SOCIETE ISRAELIENNE

 

(article publie dans les “Melanges offerts au Metropolite Emilianos Timiadis; ancien representant du Patriarche Oecumenique de Constantinople au Conseil Oecumenique des Eglises” a Geneve; consulteur pour le dialogue avec l’Eglise catholique. Le texte est paru en Aout 2005 a l’occasion de l’hommage rendu au Metropolite Emilianos au Carmel Saint Elie de Montbard, France)

I. Rencontre avec le Metropolite Emilianos (Timiadis)

“Que tous soient un!” [Jean 17,21] est certainement la parole du
Christ qui parait la plus fondamentale dans le processus lent et
difficile de l’Unite des Chretiens. C’est sur ces mots-cle de
l’Evangile que j’ai rencontre le Metropolite Emilianos, lors de la Fete
de Saint Elie, a la Fraternite de Montbard.

Une rencontre basee sur la chaleur humaine et spirituelle du
Metropolite Emilianos, sa vivacite intellectuelle et sa fecondite a
frayer des voies de passage pour une meilleure rencontre et
comprehension entre les croyants. Le poids de l’Histoire et
“l’estrangement” qui agit comme une derive au sein des Eglises peuvent
etre depasses si la rencontre se fait par une reference serieuse a la
Tradition et une ouverture respectueuse a comprendre comment cette
distanciation a pu se produire. Il est alors indispensable, comme le
fait la tradition chretienne orientale, de mesurer combien le Messie
est unique ainsi que l’Eglise. En se promenant le long du canal a
Montbard, le Metropolite comparait souvent ces lentes avancees au
franchissement des ecluses. Il est delicat parfois de toucher a des
points dessuets tant on a oublier la raison pour laquelle il faut une
mise a niveau afin de ne pas se perdre dans des meandres qui n’ont
souvent plus de raison d’etre, mais qui ont pris souche dans l’ame de
communautes.

En discutant ainsi maintes fois au bord de l’eau et dans le jardin
du Carmel Saint Elie, nous avions trouve plusieurs points de dialogue
ou l’experience exceptionnelle du Metropolite Emilianos devenait une
source de reflexion et d’enseignement sur les richesses de l’Eglise
dans sa plenitude.

n

Le point de rencontre avec le Metropolite s’est surtout produit sur sa recherche en profondeur sur le sens du Pardon et du Sacrement de la Confession publique et privee. Tant que nous parlions des ecluses de Montbard et des migrants, nous restions dans le domaine du Christianisme dans son deploiement a travers l’Europe et le monde. Les Orthodoxes grecs, mais aussi slaves, sont presents partout sur un globe terrestre qui a ete marque par les migrations de millions d’etres humains accompagnes de leurs heritages spirituels. Cela cree soit des rencontres, soit des cloisonnements.n

n

Le Pardon, la Confession nous ont conduit a parler d’Israel et de la realite concrete des Traditions juives pour l’Unite des Chretiens. Le pardon est a la fois implante dans la conscience de l’etre humain comme une composante qui est “pensable, possible”. Pour le Judaisme, la joie du pardon et du renouvellement du Jour de Yom HaKippourim [Grand Pardon, Jour des Expiations] est au centre de toute vie. “Pardonne-nous, lave-nous, rachete-nous” [Priere de Yom Kippour] correspondent aux paroles de la Liturgie Byzantine qui a garde un enracinement kippourique indeniable. n

n

Par ailleurs, le Pardon est le seul Sacrement chretien qui n’utilise aucune matiere: il est invisible et vient precisement du El Nistar, Deus Absconditus. Le Metropolite Emilianos temoigne qu’il y a dans le Pardon et la Confession un point de convergence profonde entre le monde semitique centre sur Dieu et la foi orthodoxe visceralement theocentrique. Tous deux peuvent se rencontrer en raison de cette source qui rend les “coeurs liquides” [Cure d’Ars] et vraiment humain. Il n’est sans doute pas fortuit que la frequentation quotidienne avec la Vie des Saints dans les Eglises orientales ait influence la presente canonisation de milliers de croyants dans l’Eglise Romaine a la suite du Deuxieme Concile de Vatican. Nous avions maintes fois evoque le fait que le texte grec du Notre Pere insiste sur le pardon de Dieu recu en consequence d’un pardon accorde entre les fideles [“comme nous avons deja pardonne a ceux qui nous ont offenses”]. En outre, la version arameenne a conserve une distinction tres significative : “Pardonne-nous nos peches et remets-nous nos dettes”, ce qui garde l’equilibre de toute la Tradition biblique et talmudique entre le peche [transgression morale, spirituelle] et les dettes financieres [le sens du Jubile, la force spirituelle de la courte Epitre a Philemon].n”,1]
);

//–>Nous avions aussi un autre point d’ancrage: la mer. Le Metropolite
avait ete pretre aupres des marins. L’ancre est alors indispensable
mais aussi la boussole, une grande flexibilite dans un entourage humain
rude, pragmatique et un environnement parfois hostile et redoute. Le
monde biblique fait constamment reference aux “profondeurs de la mer”
[Ps. 130, Jonas, Michee 8] tandis que l’Evangile rapporte comment le
Seigneur marchait sur les eaux, dormait dans la barque pendant la
tempete ou permettait des peches miraculeuses]. Pendant mes etudes en
Scandinavie, j’avais passé – alors sans le savoir – un temps long dans
une petite ile ou avait vecu Saint Olav, qui avait converti ces pays de
marins.

Le point de rencontre avec le Metropolite s’est surtout produit sur
sa recherche en profondeur sur le sens du Pardon et du Sacrement de la
Confession publique et privee. Tant que nous parlions des ecluses de
Montbard et des migrants, nous restions dans le domaine du
Christianisme dans son deploiement a travers l’Europe et le monde. Les
Orthodoxes grecs, mais aussi slaves, sont presents partout sur un globe
terrestre qui a ete marque par la migration de millions d’etres
humains. Ils ont ainsi portes leurs heritages spirituels au long de ces peregrinations. Cela cree soit des
rencontres, soit des cloisonnements.

Le Pardon, la Confession nous ont conduits a parler d’Israel et de la
realite concrete des Traditions juives pour l’Unite des Chretiens. Le
pardon est a la fois implante dans la conscience de l’etre humain comme
une composante qui est “pensable, possible”. Pour le Judaisme, la joie
du pardon et du renouvellement du Jour de Yom HaKippourim [Grand
Pardon, Jour des Expiations] est au centre de toute vie.
“Pardonne-nous, lave-nous, rachete-nous” [Priere de Yom Kippour]
correspondent aux paroles de la Liturgie byzantine qui a garde un
enracinement kippourique indeniable.

n

La Tradition est au coeur de la respiration naturelle de l”Orient chretien. En devenant vraiment “universel” – au travers de toutes les Eglises ou il est parfois present a l’insu des croyants – il a certainement une dimension de projection historique et metahistorique. L’apparente lourdeur est bien moins ritualiste qu’il ne parait et surtout elle est dynamique et ouvre sur l’avenir en permanence. La flexibilite ou capacite d’actualiser le Service d Dieu [Liturgies, Offices] procede chez le Metropolite de cet élan apostolique. La celebration de “la Fraction du Pain et l’Action de graces” par Saint Paul avant le nauvrage a Malte ne permettait pas beaucoup de preparatifs ou de prieres extensives! [Actes des Apotres 27, 33-38]. Il reste que le fidele doit connaitre sa Tradition et la raison d’etre de certaines choses “visibles ou invisibles” car Dieu n’est pas notre, nous sommes a Lui. Le Judaisme est a cet egard tres proche de l’Orient chretien traditionnel : tout Juif sait “potentiellement” comment il devrait servir si le Troisieme Temple etait “vivant et debout”. La “memoire” comme capacite a innover et a garder le tresor recu est egalement un point precieux auquel le Metroplite est sensible.n

n

Au fond, le Metropolite Emilianos est un homme libre qui se tient devant Dieu, source de Vie. Trop souvent, les Traditions sont contingentes ou percues comme telles. Le monachisme et l’ascetisme deviennent alors une source de liberte. Les Eglises ont trop souvent propose, par erreur, l’image d’une ascese sterilisante et frustrante. Il y a bien plus dans cette presence devant Dieu, Unique et Donateur de Vie. Mais la plenitude de la fecondite, de la stature humaine demande un courage et une foi qui furent donnes au Prophete Elie et est constamment soulignee comme le defi du chretien authentique. Tout en grimpant sur les clotures du Carmel de Montbard pour cueillir des fruits, le Metropolite Emilianos reflechissait a un monachisme radical, visceral, a l’instar du Prophete Elie.n”,1]
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//–>Par ailleurs, le Pardon est le seul Sacrement chretien qui n’utilise
aucune matiere: il est invisible et vient precisement du El Nistar,
Deus Absconditus. Le Metropolite Emilianos temoigne qu’il y a dans le
Pardon et la Confession un point de convergence profonde entre le monde
semitique centre sur Dieu et la foi orthodoxe visceralement
theocentrique. Tous deux peuvent se rencontrer en raison de cette
source qui rend les “coeurs liquides” [Cure d’Ars] et vraiment humain.
Il n’est sans doute pas fortuit que la frequentation quotidienne avec
la Vie des Saints dans les Eglises orientales ait influence la presente
canonisation de milliers de croyants dans l’Eglise Romaine a la suite
du Deuxieme Concile de Vatican. Nous avions maintes fois evoque le fait
que le texte grec du Notre Pere insiste sur le pardon de Dieu recu en
consequence d’un pardon accorde entre les fideles [“comme nous avons
deja pardonne a ceux qui nous ont offenses”]. En outre, la version
arameenne a conserve une distinction tres significative :
“Pardonne-nous nos peches et remets-nous nos dettes”, ce qui garde
l’equilibre de toute la Tradition biblique et talmudique entre le peche
[transgression morale, spirituelle] et les dettes financieres [le sens
du Jubile, la force spirituelle de la courte Epitre a Philemon].

La Tradition est au coeur de la respiration naturelle de l”Orient
chretien. En devenant vraiment “universel” – au travers de toutes les
Eglises ou il est parfois present a l’insu des croyants – il a
certainement une dimension de projection historique et metahistorique.
L’apparente lourdeur est bien moins ritualiste qu’il ne parait et
surtout elle est dynamique et ouvre sur l’avenir en permanence. La
flexibilite ou capacite d’actualiser le Service d Dieu [Liturgies,
Offices] procede chez le Metropolite de cet élan apostolique. La
celebration de “la Fraction du Pain et l’Action de graces” par Saint
Paul avant le nauvrage a Malte ne permettait pas beaucoup de
preparatifs ou de prieres extensives! [Actes des Apotres 27, 33-38]. Il
reste que le fidele doit connaitre sa Tradition et la raison d’etre de
certaines choses “visibles ou invisibles” car Dieu n’est pas notre,
nous sommes a Lui. Le Judaisme est a cet egard tres proche de l’Orient
chretien traditionnel : tout Juif sait “potentiellement” comment il
devrait servir si le Troisieme Temple etait “vivant et debout”. La
“memoire” comme capacite a innover et a garder le tresor recu est
egalement un point precieux auquel le Metropolite est sensible.

n

Il etait d’accord que le « monos » [Un] renvoyait un etre humain a sa vocation d’etre Un, unique, singulier, uni a Dieu, imitant Jesus. Cet etre est aussi semblable au jour Un [yom Ehad u003d jour un et non premier de la creation car parfait]. Cette unite est specifiquement vecue aussi dans le Sacrement du Mariage selon les traditions slaves dont la celebration est si impregnee d’hebraite : sans cesse revient le rappel a devenir « bassar ahat » [« Une seule chair » que l’on pourrait aussi traduire « une seule incarnation, bonne nouvelle » [Genese 2, 24]. La celebration du Mariage sans Eucharistie dans les Eglises byzantines, depuis le 11eme siecle, souligne l’unite « eucharistique » des epoux et la « cellule familiale » comme « petite Eglise, petit Temple – « Mikdash me’at » voire « cellule monacale ». n

n

La radicalite de l’ascese reste humaine. Elle est porteuse d’energie et de dynamisme. Le Judaisme vit cela a bien des niveaux, tel celui du « tsimtsoum » ou « compression » qui incite davantage a reflechir sur savoir comment on peut trouver des forces revigorantes ou meme faire confiance a Dieu alors qu’Il parait etre « absent ». n

n

Le Metropolite Emilianos a ete sensible a cette rencontre entre le Judaisme et le Christianisme et l’importance historique d’ouvrir, autant que possible « ce dialogue monologue (NB:/e/ accent aigu) » comme le designait avec justesse Hans Urs von Balthasar dans son petit livre sur sa non-rencontre avec Martin Buber [« Einsame Zwiesprache mit Buber »]. n

n

Il s’est alors pose avec serieux la question de savoir ce qu’il fallait faire face a l’immigration massive, veritable « hapax », fait sans precedent, de Juifs en Israel en provenance des Pays de l’Est, en particulier de l’ex-Union Sovietique. Ou bien que faire pour les membres non-Juifs mais baptises le plus souvent dans l’Eglise orthodoxe [russe, ukrainienne, georgienne, mais aussi roumaine, serbe ou encore armenienne, ethiopienne]. Ils devenaient citoyens de droit de l’Etat d’Israel. Le cas de cette derniere « Aliyah » des annees 1990-91 est symbolique a plus d’un titre dans la mesure ou les Fondateurs de l’Etat hebreu etaient tres souvent originaires de ces pays [D. Ben Gourion, Z. Jabotinsky, Golda Meir et tant d’autres]. Qu’en outre cela prenait aussi une dimension spirituelle reelle : les mouvements hassidiques sont en majorite en provenance de ces regions et presentent des points de convergence tres interessants avec la tradition hesychaste de Saint Gregoire Palamas. Il faudra sans doute des siecles et une patience infinie pour que cette piste soit exploree, mais Rabbi Nahman de Bratzlav ou les Ecrits « Tanya » [Enseignement] du Rabbin de Lyubavitch et de tant d’autres figures deviennent des traits d’union et non d’obscurantisme et de refus de dialoguer avec des traditions nees en terres chretiennes orientales et byzantines. Aujourd’hui elles coexistent dans l’Etat d’Israel.n”,1]
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//–>Au fond, le Metropolite Emilianos est un homme libre qui se tient
devant Dieu, source de Vie. Trop souvent, les Traditions sont
contingentes ou percues comme telles. Le monachisme et l’ascetisme
deviennent alors une source de liberte. Les Eglises ont trop souvent
propose, par erreur, l’image d’une ascese sterilisante et frustrante.
Il y a bien plus dans cette presence devant Dieu, Unique et Donateur de
Vie. Mais la plenitude de la fecondite, de la stature humaine demande
un courage et une foi qui furent donnes au Prophete Elie. Elle est
constamment soulignee comme le defi auquel fait face le chretien authentique. Tout en
grimpant sur les clotures du Carmel de Montbard pour cueillir des
fruits, le Metropolite Emilianos reflechissait a un monachisme radical,
visceral, a l’instar du Prophete Elie.

Il etait d’accord que le « monos » [Un] renvoyait un etre humain a
sa vocation d’etre Un, unique, singulier, uni a Dieu, imitant Jesus.
Cet etre est aussi semblable au jour Un [“yom Ehad = jour un” et non
“premier” de la creation car parfait]. Cette unite est specifiquement
vecue aussi dans le Sacrement du Mariage selon les traditions slaves
dont la celebration est si impregnee d’hebraite : sans cesse revient le
rappel a devenir « bassar ahat » [« Une seule chair » que l’on pourrait
aussi traduire « une seule incarnation, bonne nouvelle » [Genese 2,
24]. La celebration du Mariage sans Eucharistie dans les Eglises
byzantines, depuis le 11eme siecle, souligne l’unite « eucharistique »
des epoux et la « cellule familiale » comme « petite Eglise, petit
Temple – « Mikdash me’at » voire « cellule monacale ».

La radicalite de l’ascese reste humaine. Elle est porteuse d’energie
et de dynamisme. Le Judaisme vit cela a bien des niveaux, tel celui du
« tsimtsoum » ou « compression » qui incite davantage a reflechir sur
savoir comment on peut trouver des forces revigorantes ou meme faire
confiance a Dieu alors qu’Il parait etre « absent ».

Le Metropolite Emilianos a ete sensible a cette rencontre entre le
Judaisme et le Christianisme et l’importance historique d’ouvrir,
autant que possible « ce dialogue monologue’»
comme le designait avec justesse Hans Urs von Balthasar dans son petit
livre sur sa non-rencontre avec Martin Buber [« Einsame Zwiesprache mit
Buber »].

n

Le Metropolite s’est alors enquis d’une responsabilite historique avec un sens tres chretien. Le plus souvent, le bapteme des Juifs, meme aux pires moments de l’Histoire, se transforme en un questionnement de validite une fois les perils sont passes. Dans les faits, les conjoints ou enfants de couples chretiens sont alors « virtuellement » consideres comme plus juifs que chretiens. Ceci est d’autant plus singulier que l’Etat hebreu n’a jamais eu autant de personnes qui parlent du Christ ou du Christianisme. Mais il est certain qu’il y a vraiment une responsabilite de l’Eglise comme des instances juives et israeliennes a combattre au moins l’ignorance et l’inimitie.n

n

  • Oecumenisme et universalite

 

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n

Dans son livre « Le Sanctuaire Inconnu », Aime Palliere, fils spirituel du Rabbin Benamozegh, consacre un chapitre a « l’universalite du judaisme », sa « catholicite » en tant que « ouverture a la totalite [kath’olon] ». Ce retournement de proposition visant traditionnement l’Eglise du Christ sera ici le moyen de prolonger notre reflexion sur le lien entre Judaisme et Christianisme, en particulier en Israel.n

n

Le Metropolite Emilianos Timiadis a participe a tous les moments majeurs qui ont inaugure un temps fecond de rencontres et d’initiatives en vue d’etablir un dialogue entre les differentes confessions chretiennes. A la fin de la seconde guerre mondiale, il prit part, comme representant du Patriarche Oecumenique de Constantinople, a l’elaboration du Conseil Oecumenique des Eglises et il fut present, en tant qu’observateur, au Concile Vatican II. C’est dire combien il fut un observateur mais aussi un acteur dans le developpement de rencontres qui n’avaient pas eu lieu dans le passe. Le 20eme siecle reste un temps de pionniers pour une redecouverte positive des formes diverses de Christianisme. Il est evident que l’Orthodoxie chretienne et, en particulier, le Patriarcat Oecumenique, a joue un role essentiel dans cette demarche. Beaucoup des Eglises orthodoxes ont traverse, dans la deuxieme partie du 20eme siecle, l’epreuve des persecutions, de la suspicion et de l’isolement. C’est pourquoi la demarche du Metropolite pour une ouverture vers les autres Eglises chretiennes est prophetique et fut toujours audacieuse. Depuis la rencontre entre le Pape Paul VI et le Patriarche Oecumenique Athenagoras, en presence du Patriarche Benediktos de Jerusalem, sur le Mont des Oliviers en 1964, une ere nouvelle semble s’ouvrir lentement en vue de frayer la voie a une unite reellement visible entre l’Eglise de Rome et les Patriarcats orthodoxes. La levee des anathemes en 1965, a la veille de la cloture du Concile de Vatican II, prise conjointement par le Patriarche d’Occident, Paul VI, et le Patriarche de Constantinople, Athenagoras, a permis de clore le Concile et d’initier des actions. n”,1]
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//–>Il s’est alors pose avec serieux la question de savoir ce qu’il
fallait faire face a l’immigration massive, veritable « hapax », fait
sans precedent, de Juifs en Israel en provenance des Pays de l’Est, en
particulier de l’ex-Union Sovietique. Ou bien que faire pour les
membres non-Juifs mais baptises le plus souvent dans l’Eglise orthodoxe
[russe, ukrainienne, georgienne, mais aussi roumaine, serbe ou encore
armenienne, ethiopienne]. Ils devenaient citoyens de droit de l’Etat
d’Israel. Le cas de cette derniere « Aliyah » des annees 1990-91 est
symbolique a plus d’un titre dans la mesure ou les Fondateurs de l’Etat
hebreu etaient tres souvent originaires de ces pays [D. Ben Gourion, Z.
Jabotinsky, Golda Meir et tant d’autres]. Qu’en outre cela prenait
aussi une dimension spirituelle reelle : les mouvements hassidiques
sont en majorite en provenance de ces regions et presentent des points
de convergence tres interessants avec la tradition hesychaste de Saint
Gregoire Palamas. Il faudra sans doute des siecles et une patience
infinie pour que cette piste soit exploree, mais Rabbi Nahman de
Bratzlav ou les Ecrits « Tanya » [Enseignement] du Rabbin de Lyubavitch
et de tant d’autres figures deviennent des traits d’union et non
d’obscurantisme et de refus de dialoguer avec des traditions nees en
terres chretiennes orientales et byzantines. Aujourd’hui elles
coexistent dans l’Etat d’Israel.

Le Metropolite s’est alors enquis d’une responsabilite historique
avec un sens tres chretien. Le plus souvent, le bapteme des Juifs, meme
aux pires moments de l’Histoire, se transforme en un questionnement de
validite une fois que les dangers ont disparu. Dans les faits, les conjoints
ou enfants de couples chretiens sont alors « virtuellement » consideres
comme plus juifs que chretiens. Ceci est d’autant plus singulier que
l’Etat hebreu n’a jamais eu autant de personnes qui parlent du Christ
ou du Christianisme. Mais il est certain qu’il y a vraiment une
responsabilite de l’Eglise comme des instances juives et israeliennes a
combattre au moins l’ignorance et l’inimitie.

II. Oecumenisme et universalite

Dans son livre « Le Sanctuaire Inconnu », Aime Palliere, fils
spirituel du Rabbin Elie Benamozegh, consacre un chapitre a « l’universalite
du judaisme », sa « catholicite » en tant que « ouverture a la totalite
[kath’olon] ». Ce retournement de proposition visant traditionnement
l’Eglise du Christ sera ici le moyen de prolonger notre reflexion sur
le lien entre Judaisme et Christianisme, en particulier en Israel.

Le Metropolite Emilianos Timiadis a participe a tous les moments
majeurs qui ont inaugure un temps fecond de rencontres et d’initiatives
en vue d’etablir un dialogue entre les differentes confessions
chretiennes. A la fin de la seconde guerre mondiale, il prit part,
comme representant du Patriarche Oecumenique de Constantinople, a
l’elaboration du Conseil Oecumenique des Eglises et il fut present, en
tant qu’observateur, au Concile Vatican II. C’est dire combien il fut
un observateur mais aussi un acteur dans le developpement de rencontres
qui n’avaient pas eu lieu dans le passe. Le 20eme siecle reste un temps
de pionniers pour une redecouverte positive des formes diverses de
Christianisme. Il est evident que l’Orthodoxie chretienne et, en
particulier, le Patriarcat Oecumenique, a joue un role essentiel dans
cette demarche. Beaucoup des Eglises orthodoxes ont traverse, dans la
deuxieme partie du 20eme siecle, l’epreuve des persecutions, de la
suspicion et de l’isolement. C’est pourquoi la demarche du Metropolite
pour une ouverture vers les autres Eglises chretiennes est prophetique
et fut toujours audacieuse. Depuis la rencontre entre le Pape Paul VI
et le Patriarche Oecumenique Athenagoras, en presence du Patriarche
Benediktos de Jerusalem, sur le Mont des Oliviers en 1964, une ere
nouvelle semble s’ouvrir lentement en vue de frayer la voie a une unite
reellement visible entre l’Eglise de Rome et les Patriarcats
orthodoxes. La levee des anathemes en 1965, a la veille de la cloture
du Concile de Vatican II, prise conjointement par le Patriarche
d’Occident, Paul VI, et le Patriarche de Constantinople, Athenagoras, a
permis de clore le Concile et d’initier des actions. n

En revanche, il est essentiel de ne pas brusquer, par des actions decidees a la hate ou dans l’ignorance des traditions concernees, un processus d’unite qui s’est ebauche voici 40 ans sous l’impulsion de personnes exceptionnelles auxquelles il faut joindre celle du Metropolite de Silyvria, Emilianos Timiadis.n

n

Le monde chretien europeen s’est aujourd’hui elargi. Peut-on parler d’une liberation ? Ou plutot d’une eclosion ? Il est vrai que l’action du Metropolite Emilianos s’enracine dans l’humus de la foi authentique : le pardon, le respect d’autrui, la liberte tant galvaudee par le « jargon » ecclesiastique mais qui decrivent des imperatifs de la Foi. Comment ne pas aussi inviter a un dialogue respectueux et patient. Les Eglises de l’Est europeen ne font que resurgir apres la chute du communisme. Il y a un devoir de pardon, mais surtout de comprehension car ces Eglises n’ont pas pu s’adjoindre en 1965, a la levee des anathemes, par exemple. Il y a seulement 10 ans que certaines resurgissent. Il faut alors faire valoir cette exigeance de respect et amabilite, de fraternite dans un esprit qui ne faire pas de difference entre les chretiens. Il serait tragique que des decisions d’ouverture ne conduisent a un dialogue tronque. La tradition est alors une reference essentielle a la rencontre entre chretiens.n

n

Le Metropolite Emilianos a pressenti le « devoir historique » de l’Eglise orthodoxe envers des fideles qui « reviennent » en Terre Sainte comme citoyens de l’Etat d’Israel et parfois comme baptises orthodoxes. Il semblerait important de souligner cette responsabilite siprituelle et morale, voire meme culturelle. Il est rare de voir un tel respect, envers une collectivite, a la parole donnee dans les Sacrements. Il est particulierement difficile, pour une hierarchie, d’accepter le pari – en l’occurrence extremement delicat – d’affirmer sa responsabilite morale envers des fideles qui sont Juifs ou bien sont appeles a vivre dans le contexte d’une societe israelienne neuve, jeune, fertile et dynamique. Dans la societe sovietique ou « post-communiste », il est de bon ton de se faire baptiser. Beaucoup de Juifs ont trouve dans les Eglises orthodoxes un lieu ou exprimer leur sens visceral de l’appel a servir Dieu. Cela pose des problemes multiples sur l’antijudaisme, l’antisemitisme, voire le rejet de « convertis issus du judaisme » ou leurs parente issue de la Gentilite.n”,1]
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En revanche, il est essentiel de ne pas brusquer, par des actions
decidees a la hate ou dans l’ignorance des traditions concernees, un
processus d’unite qui s’est ebauche voici 40 ans sous l’impulsion de
personnes exceptionnelles auxquelles il faut joindre celle du
Metropolite de Silyvria, Emilianos Timiadis.

Le monde chretien europeen s’est aujourd’hui elargi. Peut-on parler
d’une liberation ? Ou plutot d’une eclosion ? Il est vrai que l’action
du Metropolite Emilianos s’enracine dans l’humus de la foi
authentique : le pardon, le respect d’autrui, la liberte tant galvaudee
par le « jargon » ecclesiastique mais qui decrivent des imperatifs de
la Foi. Comment ne pas aussi inviter a un dialogue respectueux et
patient. Les Eglises de l’Est europeen ne font que resurgir apres la
chute du communisme. Il y a un devoir de pardon, mais surtout de
comprehension car ces Eglises n’ont pas pu s’adjoindre en 1965, a la
levee des anathemes, par exemple. Il y a seulement 10 ans que certaines
resurgissent. Il faut alors faire valoir cette exigeance de respect et
amabilite, de fraternite dans un esprit qui ne faire pas de difference
entre les chretiens. Il serait tragique que des decisions d’ouverture
ne conduisent a un dialogue tronque. La tradition est alors une
reference essentielle a la rencontre entre chretiens.

Le Metropolite Emilianos a pressenti le « devoir historique » de
l’Eglise orthodoxe envers des fideles qui « reviennent » en Terre
Sainte comme citoyens de l’Etat d’Israel et parfois comme baptises
orthodoxes. Il semblerait important de souligner cette responsabilite
siprituelle et morale, voire meme culturelle. Il est rare de voir un
tel respect, envers une collectivite, a la parole donnee dans les
Sacrements. Il est particulierement difficile, pour une hierarchie,
d’accepter le pari – en l’occurrence extremement delicat – d’affirmer
sa responsabilite morale envers des fideles qui sont Juifs ou bien sont
appeles a vivre dans le contexte d’une societe israelienne neuve,
jeune, fertile et dynamique. Dans la societe sovietique ou
« post-communiste », il est de bon ton de se faire baptiser. Beaucoup
de Juifs ont trouve dans les Eglises orthodoxes un lieu ou exprimer
leur sens visceral de l’appel a servir Dieu. Cela pose des problemes
multiples sur l’antijudaisme, l’antisemitisme, voire le rejet de
« convertis issus du judaisme » ou leurs parente issue de la Gentilite.
n

De fait, l’Evangile devient alors le « fruit d’une option personnelle, sans contrainte, ni sanctions ». Il ne s’agit pas de lancer des actions « captatrices » d’ames alors que celles-ci ont surtout besoin de paix spirituelle, de quietude et de temps. Telle est notre situation dans la societe israelienne. n

n

Une autre question fait alors surface : a Sion et Jerusalem, l’Eglise est Une et Indivise. Cela pourrait sembler temeraire ou irrealiste d’affirmer une chose pareille. Mais, de la Passion a mort de Jesus de Nazareth au Golgotha, sa Resurrection a l’Anastasis [veritable nom du Saint Sepulcre : « Lieu de la Resurrection », le Don de l’Esprit au jour de Shavuot [Pentecote] et sa reception par tous les Juifs de toutes les Nations qui etaient a Jerusalem [Actes des Apotres 2, 1-7], l’Eglise de Jerusalem reste Une et Indivise. On pourrait dire que si tout porterait a faire croire que c’est un lieu de dechirures, il est indispensable et inevitable, en ce lieu, de chercher a ressentir cette Eglise Une, en depit des apparences.n

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Toutes les actions oecumeniques initiees au cours du 20eme siecle consistent en une sorte de « reparation » de l’erreur humaine a ne pouvoir maintenir l’unite de maniere visible et a deriver au gre des differences qui ont separe au nom de Dieu et de Son Messie.n

n

A Jerusalem, la question est inversee. Comment se fait-il, que dans cette Ville ou Jesus a pleure pour l’unite du genre humain et son salut, l’Eglise Une doive faire face a l’importation de toutes les formes de schismes, anathemisations, sectes, des plus anciennes aux plus futuristes ! Cette importation des divisions se fait au vu et au su du monde juif et musulman dont, localement, les structures sont bien plus solides.n

n

Le judaisme prend alors sa dimension vraiment « universelle et catholique » selon le mot d’Aime Palliere. C’est au nom d’une appartenance au Peuple de Dieu ou a un lien tenu ou familial que des milliers de personnes arrivent chaque annee. I s’agit alors d’un rassemblement des exiles. Il faut eviter toute problematique politique, meme si cela est difficile. Mais il est possible d’y lire un acte unique et d’une dimension spirituelle que nous ne pouvons encore pressentir qu’avec difficulte.n”,1]
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De fait, l’Evangile devient alors le « fruit d’une option
personnelle, sans contrainte, ni sanctions ». Il ne s’agit pas de
lancer des actions « captatrices » d’ames alors que celles-ci ont
surtout besoin de paix spirituelle, de quietude et de temps. Telle est
notre situation dans la societe israelienne.

Une autre question fait alors surface : a Sion et Jerusalem,
l’Eglise est Une et Indivise. Cela pourrait sembler temeraire ou
irrealiste d’affirmer une chose pareille. Mais, de la Passion a mort de
Jesus de Nazareth au Golgotha, sa Resurrection a l’Anastasis [veritable
nom du Saint Sepulcre : « Lieu de la Resurrection », le Don de l’Esprit
au jour de Shavuot [Pentecote] et sa reception par tous les Juifs de
toutes les Nations qui etaient a Jerusalem [Actes des Apotres 2, 1-7],
l’Eglise de Jerusalem reste Une et Indivise. On pourrait dire que si
tout porterait a faire croire que c’est un lieu de dechirures, il est
indispensable et inevitable, en ce lieu, de chercher a ressentir cette
Eglise Une, en depit des apparences.

Toutes les actions oecumeniques initiees au cours du 20eme siecle
consistent en une sorte de « reparation » de l’erreur humaine a ne
pouvoir maintenir l’unite de maniere visible et a deriver au gre des
differences qui ont separe au nom de Dieu et de Son Messie.

A Jerusalem, la question est inversee. Comment se fait-il, que dans
cette Ville ou Jesus a pleure pour l’unite du genre humain et son
salut, l’Eglise Une doive faire face a l’importation de toutes les
formes de schismes, anathemisations, sectes, des plus anciennes aux
plus futuristes ! Cette importation des divisions se fait au vu et au
su du monde juif et musulman dont, localement, les structures sont bien
plus solides.

Le judaisme prend alors sa dimension vraiment « universelle et
catholique » selon le mot d’Aime Palliere. C’est au nom d’une
appartenance au Peuple de Dieu ou a un lien tenu ou familial que des
milliers de personnes arrivent chaque annee. I s’agit alors d’un
rassemblement des exiles. Il faut eviter toute problematique politique,
meme si cela est difficile. Mais il est possible d’y lire un acte
unique et d’une dimension spirituelle que nous ne pouvons encore
pressentir qu’avec difficulte.
n

Le judaisme appelle en « Eretz Israel » [Terre d’Israel], nom-meme du lieu ou le Christ est rentre apres la fuite en Egypte [Matthieu 2, 20], des « rapatrianty » [« rapatries » en russe] qui sont normalement partis voici 2000 ! Voila qui peut interroger sur le sens d’une Tradiiton vivante et sa propulsion vers l’avenir. n

n

Il faut revenir un instant sur ce que le Metropolite Emilianos m’avait confie : la responsabilite historique et morale de l’Eglise Orthodoxe face au « retour » de certains qui sont des baptises et ont le droit d’etre assistes spirituellement. Il semble que cette affirmation, sans desir de mainmise sur les ames, procede de cet esprit du Grand Pardon. Il s’agit d’assumer des actes qui depassent la conscience humaine et tel est bien le sens du pardon et du Sacrement de Confession.n

n

« Pardonne-nous, lave-nous, rachete-nous et pardonne a l’ensemble de la Maison d’Israel ainsi qu’a l’etranger qui y demeure car tout le peuple [des hommes] a failli [par inconscience] » est une priere de Yom Kippour qui se trouve aussi dans les Offices divins byzantins.n

n

Le message juif au sein de la societe israelienne qui reapparait est aussi de cette nature. Il implique un tel defi face a la pesanteur de gestes fossilises par-dela des siecles et la mefiance d’autrui. Ce message se redeploie avec les commandements noachiques assez semblables aux decisions prises lors du premier synode de Jerusalem et la lettre redigee par Saint Jacques, premier eveque de Jerusalem [Actes des Apotres 15, 28-29]. n

n

Le Christianisme doit, dans ce contexte, faire montre de son universalite et de son desir de communion, d’unite. Cela ne peut s’improviser ou se « decreter ». L’universalite du Christianisme a recherche, au cours des annees qui ont suivi la Deuxieme Guerre mondiale, comment trouver le chemin qui menera a la Communion. n

n

On cite souvent l’expression du Pape Jean-Paul II « les deux poumons » a propos de l’Eglise d’Orient et d’Occident. Il faudrait aussi compter le Schisme d’Occident qui a ouverte la dimension des Eglises protestantes. n”,1]
);

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Le judaisme appelle en « Eretz Israel » [Terre d’Israel], nom-meme
du lieu ou le Christ est rentre apres la fuite en Egypte [Matthieu 2,
20], des « rapatrianty » [« rapatries » en russe] qui sont normalement
partis voici 2000 ! Voila qui peut interroger sur le sens d’une
Tradiiton vivante et sa propulsion vers l’avenir.

Il faut revenir un instant sur ce que le Metropolite Emilianos
m’avait confie : la responsabilite historique et morale de l’Eglise
Orthodoxe face au « retour » de certains qui sont des baptises et ont
le droit d’etre assistes spirituellement. Il semble que cette
affirmation, sans desir de mainmise sur les ames, procede de cet esprit
du Grand Pardon. Il s’agit d’assumer des actes qui depassent la
conscience humaine et tel est bien le sens du pardon et du Sacrement de
Confession.

« Pardonne-nous, lave-nous, rachete-nous et pardonne a l’ensemble de
la Maison d’Israel ainsi qu’a l’etranger qui y demeure car tout le
peuple [des hommes] a failli [par inconscience] » est une priere de Yom
Kippour qui se trouve aussi dans les Offices divins byzantins.

Le message juif au sein de la societe israelienne qui reapparait est
aussi de cette nature. Il implique un tel defi face a la pesanteur de
gestes fossilises par-dela des siecles et la mefiance d’autrui. Ce
message se redeploie avec les commandements noachiques assez semblables
aux decisions prises lors du premier synode de Jerusalem et la lettre
redigee par Saint Jacques, premier eveque de Jerusalem [Actes des
Apotres 15, 28-29].

Le Christianisme doit, dans ce contexte, faire montre de son
universalite et de son desir de communion, d’unite. Cela ne peut
s’improviser ou se « decreter ». L’universalite du Christianisme a
recherche, au cours des annees qui ont suivi la Deuxieme Guerre
mondiale, comment trouver le chemin qui menera a la Communion.

On cite souvent l’expression du Pape Jean-Paul II « les deux
poumons » a propos de l’Eglise d’Orient et d’Occident. Il faudrait
aussi compter le Schisme d’Occident qui a ouverte la dimension des
Eglises protestantes. n

Si le Pardon est un incroyable pari dans la Foi, Jerusalem est ce lieu de la « pleine respiration spirituelle ». Ne pourrait-on pas aussi appeler a une unite bien plus profonde et qui prendra encore bien des siecles : celle des « deux poumons » que sont la Gentilite et le Judaisme dans leur face-a-face avec le Dieu Createur du ciel et de la terre ? Il n’y a qu’une seule « race humaine » et en temoigner avec foi est un enjeu prophetique auquel le Metropolite de Calabre a consacre sa vie. L’universalite du Christianisme rejoint le prophetisme hebraique qui table sur des siecles pour l’accomplissement de l’unite.n

n

Protopresbytre [archipretre] Alexandre Winogradsky

n

Responsable des Communautes de langues slaves

n

Et hebraique dans la societe israelienne

n

Patriarcat Grec-Orthodoxe de Jerusalem

“,1]
);
D([“mb”,”

האב הזקן אלכסנדר וינוגרדסקי-פרנקל
прот. Александр Виноградский-Френкель
prot. Alexander Winogradsky-Frenkel
Greek (Rum) Orthodox Patriarchate
Jerusalem – ירושלים – Иерусалим – ILn
(00972) 528 50 67 17 “abbaleksandr@gmail.com
n”,0]
);
D([“ce”]);

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Si le Pardon est un incroyable pari dans la Foi, Jerusalem est ce
lieu de la « pleine respiration spirituelle ». Ne pourrait-on pas aussi
appeler a une unite bien plus profonde et qui prendra encore bien des
siecles : celle des « deux poumons » que sont la Gentilite et le
Judaisme dans leur face-a-face avec le Dieu Createur du ciel et de la
terre ? Il n’y a qu’une seule « race humaine » et en temoigner avec foi
est un enjeu prophetique auquel le Metropolite de Calabre a consacre sa
vie. L’universalite du Christianisme rejoint le prophetisme hebraique
qui table sur des siecles pour l’accomplissement de l’unite.

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