La Fete des Saints – הצדיקים

Il est des etres savoureux et simplement "geniaux" au sens positif que
l’on croise parfois dans des vies ou des rencontres prennent leur sens
sur la longueur des jours. J’ai toujours eu un rapport spirituel "privilegie"
avec le Pere E. van Esbroeck, Jesuite et bollandiste. Il etait charge
d’ecrire la vie des Saints. Il parlait un nombre impressionant de langues, quoique normal  pour ce type d’action. Un humour belge, une destinee
dure, une vocation a ecrire la vie des Saints caucasiens et plus
specialement armeniens et georgiens. Il avait une predilection pour
l’Eglise georgienne dont la beaute est si pure et les premiers ecrits
conserves, tant bien que mal par le Patriarcat grec orthodoxe de
Jerusalem. Il n’a jamais eu d’ennuis pendant les nombreuses annees ou
il allait etudier les textes de la vie des Saints a Erevan (Armenie) ou
a Tbilissi (Georgie). La raison en est tout-a-fait delicieuse et en
phase avec le pittoresque parfois tragique de l’epoque communiste en
regions montagneuses et chretiennes; les autorites sovietiques n’ont
jamais mentionne sa qualite de pretre; elles se sont bornees a lui
expliquer que les "Saints etaient les proletaires qui avaient reussi!". C’est piquant mais si vrai! Car ils demeurent, dans
la foi orientale, des etres d’une profonde proximite. Il suffit
d’assister a un office orthodoxe et immediatement les fideles
reprennent en choeur les tropaires (chants specifiques) de chaque
saint: kes saints vivent dans la Jerusalem du ciel et nous trouvons en
eux des intercesseurs qui completent notre besoin de compassion et
d’assistance divine.

Depuis quelques annees, sans doute sous l’influence de la Perestroika
en ex-Urss et le renouveau de l’Eglise, on assiste a l’emergence de canonisations massives de nouveaux
Saints par toutes les Eglises orthodoxes, les Eglises occidentales
catholiques ont ete prises d’un desir profond de mieux connaitre
l’histoire. La vie des Saints a ainsi jalonnee les siecles, avec des
itineraires varies. Si Saint Jean de Kronstadt etait un pretre marie
proche de la Cour imperiale russe, des milliers de "personnes" ayant un
rang hierarchique ou non, ont ete canonisees en raisons des evenements
tragiques de la Revolution bolchevique, les deux guerres mondiales et
plus de 70 ans d’atheisme d’Etat. L"Eglise catholique a beatifie ou
canonise un nombre important de "gens de foi", de toutes categories
sociales ou statuts.n
nLe P. van Esbroeck connaissait de memoire stupefiante tous lesnmanuscrits, le numero de la page et les differentes variantes dentraductions qu’il citait en jouant de maniere remarquable du piano dontnil n’avait jamais pris de lecon. Il demontrait aussi les astuces etnembellisements de ces Vies de personnes qui parfois avaientnessentiellement eu le prodige de croire de Dieu ou Dieu en eux, plusnexactement. La Vie des Saints – zhitye en slavon – accompagne lanvie du croyant tout en donnant des explications sur la societe denl’epoque, voire les tendances aux heresies ou a l’unite. Un faitnl’avait frappe, tout en soulignant que tout le monde devait etrenconscient d’un fait aussi simple. La fracture entre l’Orient etnl’Occident s’est materialisee par la date de 1054, l’excommunication dunPatriarche de Constantinople par les emissaires romains latins. Cettendate apparait, selon le P. van Esbroeck dans les archives vaticanes surnles Saints comme une rupture. Cela indique une brisure beaucoup plusnprofonde qu’il ne parait car les Saints sont ceux de l’Eglisenuniverselle et non l’apanage de l’Eglise d’Orient ou d’Occident. Commenles Orthodoxes mentionnent chaque jour des Saints multiples et "conte"nleurs "actes" il y a une sorte de differenciation assez profonde quinest apparue dans la maniere de vivre la resurrection au travers dendestins separes selon l’Eglise catholique ou orthodoxe, voirenanglicane/episcopalienne.
n
nCertaines canonisations ont pris du temps, d’autres semblent "hatives"ncomme celle de la famille du tzar Nicolas II, certes mort en martyrnavec sa famille. Il y a un risque de ceder parfois a des pressionsnideologiques ou manifestant certaines tendances traditionnelles. Aunfond, le meme probleme s’est pose pour le P. Charles de Foucauld dansnl’Eglise catholique ou meme une Sainte Therese de Lisieux, tres prochende la sensibilite orthodoxe. Le P. Alexandre Men, assassine a coups denhache dans le dos alors qu’il se rendait a l’eglise, appartient a cesn"canonisations" en suspens, sans doute pour un temps long. Ne juif,npretre ouvert et directeur spirituel de l’intelligentsia russe etnautre, il est tres present ici; j’assure naturellement le lien avec lesnfideles qui vivent en Israel, meme si cela releve d’une orthodoxenparfois peu orthodoxe mais qui doit etre prise en compte en raison duncontexte specifique d’Israel. “,1]
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Le P. van Esbroeck connaissait de memoire stupefiante tous les
manuscrits, le numero de la page et les differentes variantes de
traductions qu’il citait en jouant de maniere remarquable du piano dont
il n’avait jamais pris de lecon. Il demontrait aussi les astuces et
embellissements de ces Vies de personnes qui parfois avaient
essentiellement eu le prodige de croire de Dieu ou, plus exactement, de Dieu en eux. La Vie des Saints – zhitye – житие – en slavon –  accompagne la
vie du croyant tout en donnant des explications sur la societe de
l’epoque, voire les tendances aux heresies ou a l’unite. Un fait
l’avait frappe, tout en soulignant que tout le monde devait etre
conscient d’un fait aussi simple. La fracture entre l’Orient et
l’Occident s’est materialisee par la date de 1054, l’excommunication du
Patriarche de Constantinople par les emissaires romains latins. Cette
date apparait, selon le P. van Esbroeck dans les archives vaticanes sur
les Saints comme une rupture impossible a depasser et qui expliquerait presque pourquoi les mouvements de rapprochements Orient-Occident se heurtent a un mur invisible. (L’exemple le plus evident est la recente suppression du titre de "Patriarche d’Occident", pour l’eveque de Rome, alors que ce titre etait le plus ancien et le seul a faire l’unanimite entre les Eglises orthodoxe et catholique; ce qui entraine des discussions plutot steriles car elles maintiennent cette "barriere invisible d’incomprehension").

Cela indique une brisure beaucoup plus
profonde qu’il ne parait car les Saints sont ceux de l’Eglise
universelle et non l’apanage de l’Eglise d’Orient ou d’Occident. Comme
les Orthodoxes mentionnent chaque jour des Saints multiples et conte
leurs "actes" il y a une sorte de differenciation assez profonde qui
est apparue dans la maniere de vivre la resurrection au travers de
destins separes selon l’Eglise catholique ou orthodoxe, voire
anglicane/episcopalienne.

Certaines canonisations ont pris du temps, d’autres semblent "hatives"
comme celle de la famille du tzar Nicolas II, certes mort en martyr
avec sa famille. Il y a un risque de ceder parfois a des pressions
ideologiques ou manifestant certaines tendances traditionnelles. Au
fond, le meme probleme s’est pose pour le P. Charles de Foucauld dans
l’Eglise catholique ou meme une Sainte Therese de Lisieux, tres proche
de la sensibilite orthodoxe. Le P. Alexandre Men, assassine a coups de
hache dans le dos alors qu’il se rendait a l’eglise, appartient a ces
"canonisations" en suspens, sans doute pour un temps long. Ne juif,
pretre ouvert et directeur spirituel de l’intelligentsia russe et
autre, il est tres present ici; j’assure naturellement le lien avec les
fideles qui vivent en Israel, meme si cela releve d’une orthodoxe
parfois peu orthodoxe mais qui doit etre prise en compte en raison du
contexte specifique d’Israel. n
nLa saintete ! Le mot semble "enorme" – "tantamount" en francais. Il estnplus frequent de dire que Dieu "sanctifie tout" comme on le dit ennrusse. Il y a une sorte de proximite naturelle avec la nature divinendes coses et des etres, des ames et des corps, des membres dansnl’Orient chretien. "Dieu Saint, Saint et Fort, Saint et Immortel" estnle grec: " – ", le slavon: ou l’hebreu qqui fait, en realite partie denla Liturgie du Kippour. En langues slaves, le mot "свят" renvoiennaturellement a une notion de luminosite. Il y a des tenebres denbrouillards subcarpathiques, les densites des forets et des taigas, lannuit blanche de Saint Petersbourg ou de Carelie. La beaute desn"couleurs – цветы – tsvety" ou bien de la "lumiere – свет – svet".nAu fond, la saintete est implicite tant la victoire sur le pechenest a portee d’ame et de coeur, de retournement interieur, dentransformation. Il y aurait souvent, dans le mouvement neo-orthodoxenrusse un desir d’extreme rigueur qui ne correspond pas a la compassionntraditionnelle ou "умиление – umilenie". La Grece a auss irriguenl’Eglise de Saints forts inscrits dans le silence d’une foi ardente. AnJerusalem, la societe grecque orthodoxe manquerait de "sens du pardon -nsignomi" qqui se manifestra parfois de maniere radieuse a l’heure lanplus inattendue.
n
nJ’avais un lecteur ukrainien qui faisait ses etudes dans un institutnoccidental. Une homme jeune, ronge par un passe historiquenjudeo-ukraino-sovietico-allemand tragique. Il est aujourd’huinmoine-pretre. A la fin des Lirtugies, il ne restait que peu de temps anla "trapeza" ou repas festif d’agapes ou nous mangions, avantnl’intifida des mets ukrainiens delicieux. Il ne pouvait supporter unenchose: il arrive un moment ou deux ou trois paroissiennes (c’est unnsyndrome essentiellement – mais non uniquement – feminin) voyaientntournoyer autour de nous qui Sainte Xenia de Saint Petersboug, quinSaint Seraphim de Sarov ou d’autres en nombre. J’avais meme fini parnl’obliger de rester, ne fut-ce qu’un peu – car s’il voulait devenirnpretre et aider spirituellement des gens de culture et de languenslaves, il devait accepter cette apparente "irrationnalite" quinstupefie les Occidentaux, mais doit etre interpretee selon des criteresnadequats. Comme l’importance fondamentale des reves dans la confessionndes slaves. Cela prend encore un autre reflet si le slave est slave ETnjuif!”,1]
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La saintete! Le mot semble "enorme" – "tantamount" en francais. Il est
plus frequent de dire que Dieu "sanctifie tout" comme on le dit en
russe. Il y a une sorte de proximite naturelle avec la nature divine
des coses et des etres, des ames et des corps, des membres dans
l’Orient chretien. "Dieu Saint, Saint et Fort, Saint et Immortel" est
le grec: " Hagios o Theos – Hagios IsXiros – Hagios Athanatos", le slavon: "Святый Боже – Святый Крепкий – Святый Бессмертный"  ou l’hebreu : "אל קדוש – אל גיבור אל נצח – El Qadosh, El Gibor, El Netsakh" qui fait, en realite partie de
la Liturgie du Kippour. En langues slaves, le mot "свят" renvoie
naturellement a une notion de luminosite. Il y a des tenebres de
brouillards subcarpathiques, les densites des forets et des taigas, la
nuit blanche de Saint Petersbourg ou de Carelie. La beaute des
"couleurs – цветы – tsvety" ou bien de la "lumiere – свет – svet".
Au  fond, la saintete est implicite tant la victoire sur le peche
est a portee d’ame et de coeur, de retournement interieur, de
transformation. Il y aurait souvent, dans le mouvement neo-orthodoxe
russe un desir d’extreme rigueur qui ne correspond pas a la compassion
traditionnelle ou "умиление – umilenie". La Grece a auss irrigue
l’Eglise de Saints forts inscrits dans le silence d’une foi ardente. A
Jerusalem, la societe grecque orthodoxe manquerait de "sens du pardon –
signomi" qqui se manifestra parfois de maniere radieuse a l’heure la
plus inattendue.

J’avais un lecteur-acolyte ukrainien qui faisait ses etudes dans un institut
occidental. Un homme jeune, ronge par un passe historique
judeo-ukraino-sovietico-allemand tragique. Il est aujourd’hui
moine-pretre. A la fin des Liturgies, il ne restait que peu de temps a
la "trapeza" ou repas festif d’agapes ou nous mangions avec les fideles, avant
l’intifida, des mets ukrainiens delicieux. Il ne pouvait supporter une
chose: il arrive un moment ou deux ou trois paroissiennes (c’est un
syndrome essentiellement – mais non uniquement – feminin) voyaient
tournoyer autour de nous qui Sainte Xenia de Saint Petersboug, qui
Saint Seraphim de Sarov ou d’autres en nombre. J’avais meme fini par
l’obliger de rester, ne fut-ce qu’un peu – car s’il voulait devenir
pretre et aider spirituellement des gens de culture et de langue
slaves, il devait accepter cette apparente "irrationnalite" qui
stupefie les Occidentaux, mais doit etre interpretee selon des criteres
adequats. Comme l’importance fondamentale des reves dans la confession
des slaves. Cela prend encore un autre reflet si le slave est slave ET
juif!n
nIl y a surtout, de la part d’une societe post-sovietique etnneo-israelienne si peu habituee a la notion d’Eglise, un sens den’union, dans la foi en la Resurrection du monde d’En-bas et le mondend’En-haut, comme dela s’exprime d’ailleurs aussi dans la priere quinintroduit le Kol Nidrey (refutation des serments) : "au nom de lanCommunaute Celeste et au nom de la Communaute terrestre, par la foi etnla connaissance du Dieu Omnipresent, nous osons prier avec ceux qui ontnpeche".
n
nLe Rabbin Yeshayahu Leibovitz, dans les 20 dernieres annees de sa vie -nil est mort en 1994 – vertement tance la maniere dont Israel avancaitnsur le chemin de ses traditions variees. Ses "sikhot – " celebre de lanRadio de l’Armee Israelienne et son dialogue constant avec lesnconscrits l’amenait a rappeler que nul ne pouvait esperer de recompensena servir Dieu et que les 613 mitzvot or Commandements divins "vont densoi". Un peu comme "les serviteurs quelconques/inutiles denl’Evangile"(Luc 17, 10). Il piquait des crises de rage a propos de toutnce qui est "qadosh-" (saint, sanctifie) en rappelant que les plus grandnactes de saintete dans lhistoire du peuple juif se sont manifestes enndehors de la Terre Sainte! Il a peut-etre eu des mots par trop violentsnpour une societe dont le combat identitaire et territorial etait sinaigu. Lors de la guerre du Liban, il avait ose parler d’une forme denrenouveau de piete juive qui puovait evier en une sorte de "juif-nazi".nCela lui a valu le refuse du president Y. Rabin de venir a sa receptionndu Prix Israel. A y regarder de plus pres, Y. Rabin a precisement etentue par des mains fanatisees par une saintete nationaliste exacerbee etncertainementnsouffrant de son manque a pouvoir realiser ce qui est percu comme denl’ordre de la saintete: la Terre d’Israel et le Culte en son milieu.
n
nLes habitants de Jerusalem sont appeles les "Saints" dans l’Evangile,nen consonance avec toute la tradition juive. Comme dans le mondenoriental, le judaisme a une expereince innee de l’appel a la saintete.nIl est courant d’interpeller une personne comme etant "tsadik- "n(juste, saint) ou "gebentcht – beni" en yiddish (mot qui vient du latinn"benedicere").”,1]
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Il y a surtout, de la part d’une societe post-sovietique et
neo-israelienne si peu habituee a la notion d’Eglise, un sens d’union, dans la foi en la Resurrection du monde d’En-bas et le monde
d’En-haut, comme dela s’exprime d’ailleurs aussi dans la priere qui
introduit le Kol Nidrey – כל נדרי (refutation des serments) a l’entree de Yom Kippour : "Au nom de la
Communaute Celeste et au nom de la Communaute terrestre, par la foi et
la connaissance du Dieu Omnipresent, nous osons prier avec ceux qui ont
peche".

Le Rabbin Yeshayahu Leibovitz a vertement tance, dans les 20 dernieres annees de sa vie (il est mort en 1994), la maniere dont Israel avancait
sur le chemin de ses traditions variees. Ses "sikhot – שיחות " celebres diffusees par la
Radio de l’Armee Israelienne et son dialogue constant avec les
conscrits l’amenaient a rappeler que nul ne pouvait esperer de recompense
a servir Dieu et que les 613 mitzvot or Commandements divins "vont de
soi". Un peu comme "les serviteurs quelconques/inutiles de
l’Evangile"(Luc 17, 10). Il piquait des crises de rage a propos de tout
ce qui est presume etre d’office "qadosh – קדוש" (saint, sanctifie), rappelant que les plus grand
actes de saintete dans l’histoire du peuple juif se sont manifestes en
dehors de la Terre Sainte! Il a peut-etre eu des mots par trop violents
pour une societe dont le combat identitaire et territorial etait si
aigu. Lors de la guerre du Liban, il avait ose parler d’une forme de
renouveau de piete juive qui pouvait devier vers une sorte de "juif-nazi".
Cela lui a valu le refus du president Y. Rabin de venir a sa reception
du Prix Israel. A y regarder de plus pres, Y. Rabin a precisement ete
tue par des mains fanatisees par une saintete nationaliste exacerbee et
certainement
souffrant de son manque a pouvoir realiser ce qui est percu comme de
l’ordre de la saintete: la Terre d’Israel et le Culte en son milieu.

Les habitants de Jerusalem sont appeles les "Saints" dans l’Evangile,
en consonance avec toute la tradition juive. Comme dans le monde
oriental, le judaisme a une expereince innee de l’appel a la saintete.
Il est courant d’interpeller une personne comme etant "tsadik – צדיק "
(juste, saint) ou "gebentcht – געבענטשט –  beni" en yiddish (mot qui vient du latin
"benedicere").n
nQaDoSH/QaDeSH est une racine qui exprime cette complexite: "couper,nseparer, sanctifier" "consacrer comme dans les "qiddushin – "n(mariage) ou "ta’am meqdesh" (gout de saintete u003d respecter lenShabbat, i.e. "le temps qui est saint". Important dans une societe quincourt apres le racourcissement des heures… et puis, la purete, lanpurification mentale, physique.
n
nEt pourtant, le meme radical QaDeSH designe le rejet, l’abomination,ncomme en Sifrey Deuteronome 260 "qadesh khamur – " est le sodomite dontnle crime est le plus abject. Ou bien "Qadesha – " la prostituee", ennarameen "qedashta – designe la ou le prostitue ou l’androgyne. Commensi entre l’abjection humaine la plus abominable et l’abime ou l’etrenhumain peut s’egarer ou se perdre, il reste toujours une voie denpivotement sur soi; un mouvement de bascule qui rend l’etre humainn"saint", sauve et peut en sauver d’autre par une esperance dont nousnavons besoin et qui est manifeste.
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nUn peu comme la description de Saint Francois d’Assise par Chesterton:nun homme qui serait funambule et marcherait la tete en bas.
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האב הזקן אלכסנדר וינוגרדסקי-פרנקל
прот. Александр Виноградский-Френкель
prot. Alexander Winogradsky-Frenkel
Greek (Rum) Orthodox Patriarchate
Jerusalem – ירושלים – Иерусалим – ILn
(00972) 528 50 67 17 "abbaleksandr@gmail.com"
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"QaDoSH/QaDeSH – קדש – קדוש" est une racine qui exprime cette complexite: "couper,
separer, sanctifier" "consacrer comme dans les "qiddushin – קידושין"
(mariage)  ou "ta’am meqadesh – טעם מקדש" (gout de saintete = respecter le
Shabbat, i.e. "le temps qui est saint". Important dans une societe qui
court apres le racourcissement des heures… et puis, la purete, la
purification mentale, physique.

Et pourtant, le meme radical QaDeSH designe le rejet, l’abomination,
comme en Sifrey Deuteronome 260 "qadesh khamur – קדש חמור" est le sodomite dont
le crime est le plus abject. Ou bien "Qadesha – קדשה" la prostituee", en
arameen "qedashta – קדשתא" designe la ou le prostitue ou l’androgyne. Comme
si entre l’abjection humaine la plus abominable et l’abime ou l’etre
humain peut s’egarer/ se perdre, il reste toujours une voie de
pivotement sur soi; un mouvement de bascule qui rend l’etre humain
"saint", sauve et peut en sauver d’autres par une esperance dont nous
avons besoin et qui est manifeste. Ceci est lie a la force vivifiante de l’Esprit et donne son sens a la fete des Saints en Orient juste apres la Pentecote.

Un peu comme la description de Saint Francois d’Assise par C. Chesterton:
un homme qui serait funambule et marcherait la tete en bas.