Témoignons

http://blip.tv/file/1612200”

(copier et coller ce lien pour l’ouvrir; écouter les voeux du Métropolite Emmanuel – mon intervention poursuit l’émission “Orthodoxie” du 25.12.08 [France 2 qui n’a toujours pas affiché l’émission, ce dimanche 28.12.08].

Etait-ce par une chance tout-à-fait involontaire pour ne pas dire insolente par son caractère providentiel, il se trouve que le lien que je place ici commence par les voeux pour une sainte Fête de la Nativité présentés par Mgr Emmanuel, exarque du Patriarche oecuménique Bartholomée I de Constantinople, au nom de la Conférence des Evêques Orthodoxes de France.

Le père Nicolas Ozoline s’approcha de moi dans la salle de l’Institut Saint Serge au cours de la Conférence internationale consacrée au père Alexandre Schmemann décédé voici 25 ans. Le père Schmemann enseigna à l’Institut Saint Serge avant de partir en 1951 pour les Etats-Unis et y continuer son ministère dans le cadre du Séminaire Saint Vladimir. Il parla aussi beaucoup sur les ondes de Radio Liberty. Ses émissions étaient très écoutées en Union Soviétique, et il fut heureux de rencontrer l’écrivain Alexandre Soljénitsyne lors de sa déportation en Occident. Il y fut accueilli par Nikita Struve, son éditeur en Europe occidentale.

On aurait pu choisir d’autres intervenants pour présenter le colloque sur le père Alexandre Schmemann. J’ai eu l’occasion, en anglais, d’écrire plusieurs articles, également publiés dans ce blog en français.

Pourtant, le père Nicolas Ozoline m’a fait l’honneur et l’amitié de me demander mon avis sur ce colloque, en particulier à cause de l’enjeu liturgique. Je suis liturgiste et ai participé à ce titre aux Journées Liturgiques de Saint Serge pendant quelques années, suite au décès du père Kurt Hruby. Le père Ozoline es tresponsable des émissions “Orthodoxie” diffusées sur France 2. C’est une émission qui est véénrable et a toujours eu une grande importance pour la présentation des traditions orthodoxes. Le père Alexandre Schmemann est souvent intervenu, en particulier, dans des dialogues avec Constantin Andronikoff (également professeur connu de Liturgie). Le dernier jour de la conférence, nous avons pu voir quelques extraits qui présentaient ce sens profond de la liberté qui habitait le père Schmemann.

Le père Ozoline me demanda  aussi de préciser, en quelques mots, la tâche que j’essaie de développer au service de l’Eglise Une au sein de la société israélienne; ceci sans exclusive, mais avec un esprit très proche de l’enseignement du père Alexandre Schmemann. J’en fus très touché et étonné.

Avec les voeux du représentant du Patriarche oecuménique, cette interview prend un sens d’abandon dans la foi à une tâche d’annonce du Dieu vivant dans un contexte particulier, pour une Eglise locale, au-delà de tout enjeu ethnique, linguistique, nationaliste ou politique. J’essaie de suivre e neffet l’enseignement du père Schmemann et l’extraordinaire exemple donné par le saint Patriarche Tikhon de Moscou assassiné en 1925.

Il y a un certain humour à ce que mon nom n’apparaisse qu’à l’antenne, écrit sur l’écran – sans précision supplémentaire. La vie consacrée à l’annonce de Dieu exige parfois de constamment “diminuer pour que Lui puisse grandir” (Jean 3, 30).

Cela me rappelle un point : exister, c’est parfois prendre des risques. Le risque de sans cesse devoir fléchir et (s’)étonner d’être toujours debout. Cela trouve toujours un point non de chute, mais de rencontre avec le Dieu Unique. J’ai un grand nombre de fidèles du père Alexandre Men en Israël. Ils sont souvent très discrets et cela procède davantage de la confession ou d’un désir de trouver ce même esprit qui était du goût de St. Tikhon ou du père Schmemann, l’Ecole de Saint Serge et de Saint Vladimir. Un esprit de liberté qui animait aussi le défunt Patriarche Alexis de Moscou. Un esprit de liberté qui soufflera encore demain avec l’intronisation du Métropolite Jonah à la tête de l’Orthodox Church in America. Un même esprit de liberté qui fit que le père Alexandre Men reçut un coup de hâche dans le dos sur la route vers l’Eucharistie… ses derniers enregistrements d’émissions de télévision se révélèrent être des “blancs”. Rien n’avait été filmé.

La télévision, comme les média, sont également des instruments eucharistiques. Il s’agit parfois, de témoigner sous condition de “para-anonymat”.
Bonnes et saintes fêtes!

av aleksandr

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