L’empreinte Sadducéenne

Déc 2, 2020, 8:57

Publié dans mon blog du Times of ISrael Français,

Lien direct : https://frblogs.timesofisrael.com/lempreinte-sadduceenne/

L’année 5781 a commencé voici quelques semaines. On ne sait pas, habituellement, que les Eglises byzantines, sont en 5729 depuis le 1er/13 septembre 2020. Un nouveau cycle liturgique d’inspiration mésopotamo-sémitique et hébraïque. L’islam avance en l’an 1442 de l’Hégire. Les Assyriens de langue araméenne sont en 6770.

Est-ce que nous y prenons garde ?

Une année marquée au fer invisible d’un minuscule virus qui semblerait sorti de nulle part. Au bout de neuf mois (sans doute davantage) de coronavirus planétaire, la maladie ronge tous les tissus de la nature humaine,de l’identité des hommes et des femmes de tous âges, l’économie, les relations morales et physiques, les traditions confessionnelles. Tout. Neuf mois ? C’est peu. Il faudra vivre avec le virus. Il y aura des vaccins. Mais les systèmes financiers, les faillites se profilent. D’autres font fortune. Nous sommes partis pour de longues années d’endurance.

Jusqu’à créer des confusions ? Il semble épuisant d’être positif, de ne pas porter de jugements à l’emporte-pièce. A cet égard, les réseaux sociaux sont devenus, par le miracle de la technologie et de l’esprit mondialisé créatif, des lieux de délation, où les messages ne vivent que le temps accordé à des papillons, sinon quelques heures ; transmissions qui se contredisent selon l’humeur des fuseaux horaires et des erreurs de traduction linguistiques ou culturelles. Un message court peut tuer.

On ne peut nier aussi la solidarité, une sorte de rétrécissement élastique de l’espace et des idées, jusqu’à intervenir dans des situations périlleuses (guerres, sociétés enfermées, passe-muraille des frontières comme au Proche-Orient).

Il reste une sorte d’horizontalité de la pensée.

La virtualité n’a pas de corps sinon les touches qui transmettent des mémoires plates et extérieures au cerveau humain. L’âme est libre, sans partage, ou du moins elle possède, par nature, la faculté de rester « hors emprise » dans tous les cas de figures. La conscience, quant à elle, peut s’égarer par une mécanique habile.

Du coup, en quelques années des bibliothèques entières sont devenues accessibles, exposant le « savoir » d’un nombre impressionnant de traditions et de cultures. Il peut être partagé sans discernement, sans conscience ni connaissance ou études préalables.

L’informatique a transformé la communauté humaine – languissant après une unité perdue et sans cesse recherchée, rêvée. Certains s’imaginent pouvoir s’auto-gérer, se transformer en golems d’un corps religieux ou communautés qui se cherchent par des marées mouvantes d’inclusion puis d’exclusion.

Tout cela est banal.

Cela amplifie à outrance une tendance socio-culturelle du monde occidental : une hypertrophie de l’individu comme «électron autogéré» qui s’interroge sur les mutations drastiques des techniques et des modalités de vie selon les sociétés. Partout dans le monde euro-occidental, on s’interroge sur «la quête de sens».

En ce moment, «faire, avoir du sens» est une expression quasi-internationale, dans la plupart des langues. L’expression «to make sense» s’applique non seulement à l’intellect, les affects mais la réalité physique à trouver des points de pertinence  appréciés selon des critères variables et cyclothymiques.

Voici trente ans, apparaissait le besoin de sens en consonance au courant « hédoniste » issu de la deuxième guerre mondiale, venu de Scandinavie et de l’Amérique du Nord. J’ai pu y participer en lançant une première structure d’étude sur le “besoin de sens”.

Il s’agissait de tendances incitant à plus de mobilité, ouvrant la voie à des bifurcations dans nos parcours de vie, permettant de re-prioriser des choix personnels ou sociétaux dans le but de densifier voire rentabiliser l’existence du plus grand nombre. On aurait penser discerner, a contrario, comme une lutte intense contre le désespoir et la peur d’un vide chaotique et informe.

Il apparaît que, plus d’une génération plus tard, l’hédonisme continue d’étendre les tentacules de la culture occidentale vers les autres continents. En retour, l’Asie ouvre ses perceptions idéogrammiques/visuelles sur des forces qui prennent le contrôle de traditions qui se croyaient immuables. Les Coréens ont ainsi compris la puissance créative du Talmud et l’utilisent selon des critères extérieurs à l’identité judaïque.

Il existe des voies très diverses de se rattacher à un héritage totalement bigarré, sculpté et qui se présente souvent comme une structure mentale et identitaire invertébrée. Tout cela crée une véritable «circulation de germes suscitant la vie» extraordinairement prolixe. Dans tout autre contexte cela serait vraiment absurde ou vide de sens.

Au fond, «le sens» en hébreu est comparable à l’action de prendre une direction précise « kivvun\כיוון», donc avoir des «kavvanot\כונות» ou intentions spirituelles et le radical vient de «kûn\כון” = avancer, faire un sacrifice d’où «kohen\כהן» qui dit «oui = ken\כן». C’est ce que dit Jésus de Nazareth : “Que votre oui soit oui et que votre non soit non (“lo\לא” = en hébreu la négation de Et\אל = Dieu».

En fait, on assiste à des courses spirituelles où chacun disserte avec “l’autre” non pour le reconnaître vraiment, mais se substituer à lui si son contexte et position peut-être rentable.

La vraie théologie fait cruellement défaut dans les réunions de groupes modernes. En Occident, elle se fonde sur des opinions en voie de dogmatisation que l’on exhume lorsque que la nostalgie traditionnelle tente de réparer les carences d’opinions jugées trop hardies, voire pas assez latinisantes, slavonnes, hébraïco-araméennes ou grecques.

Certains s’accrochent au tréfonds de ce qu’ils perçoivent des “traditions” inspirées. C’est tellement pratique de figer ce qui est appartient au passé pour y puiser une nouveauté identitaire et restrictive. “Ma secte est plus authentique que la tienne”… devient un slogan mondialisée pour des systèmes de foi démultipliés au nom de l’unité – “at-One-ment” (pardon, réconciliation en anglais, ce qui est le top de unification sémantique).

Désormais on assiste à un retour en force du Diable, le terrible διαβολος – le diable, ange déchu, qui se manifeste à nouveau dans une Europe post-moderniste. Lui aussi s’est planétarisé sur deux mille ans. Un être qui fait obstruction à la route divine, bloque un chemin de lumière collectif ou hédonisto-personnel à l’excès.

Le diable continue de tuer, mais certains oublieraient qu’il s’acharne à réduire à néant l’intellect ou l’âme. Lorsque l’on croit l’avoir extirpé, il flâne un peu plus loin, pas vraiment au bout d’une lointaine vallée ou d’un pays. Non, il rôde, là, tout près et s’immisce par un dédale jusqu’à trouver le gîte et couvert appétissant de nos neurones.

Au moins, le Satan nous obstrue avec délice, bloque sans aménité et provoque des zizanies de choix. Il exècre la sainteté ou la probité, d’où ce prologue si haut en couleur et tellement vrai quant au fond du contrat – au demeurant moral – entre Dieu et le Satan où tous deux parient sur la fidélité de Job à Dieu (Job 1, 2).

Un prêtre orthodoxe slave est confronter, par évidence, au Satan, l’obstructeur (Satana – Сатана/לשטון ). Les fidèles accourent pour demander des exorcismes : je fais de multiples exorcismes – c’est un besoin inné pour que le migrant russe ou slave puisse atterrir dans un paysage non familier, qui semble d’autant plus l’agresser qu’il le considère comme étranger à son « chez-soi ».

On aura bien l’occasion d’y revenir. L’âme slave et proche-orientale vit avec ces êtres angéliques, salutaires et agents de la rédemption. Certains recommandent leur fréquentation. D’autres suggèrent des pilules homéopathiques ou des plantes médicinales ou encore le saut en parachute… pourquoi pas ? La lutte contre le péché, contre la mort face au vrai grappin fait partie de la vie ordinaire du croyant oriental, de tout croyant au fond.

Du coup, par bravade et comme pour mieux s’approprier un héritage en vogue de libération, les religions occidentales retournent en frémissant à leurs irrationalités de tout temps. Ou bien elles s’enfoncent dans les genres démultipliés, le droit du croyant à disposer de Dieu lui-même.

Il reste un problème majeur : celui de la tiédeur sinon de l’amoindrissement de la foi. La question a été soulevée par Jésus de Nazareth (Luc 18, 1-8). Car manier les rites, faire de belles célébrations, voire attirer, avec science et ruse parfois, les êtres en quête de chaleurs humaines suppose que l’on puisse dépasser les gestes effectués par réflexe, sans même réfléchir. Ce que faisant, on s’abandonnera volontiers à juger et corriger les siens et l’étranger.

Il faut alors mentionner un aspect souterrain puissant qui traverse l’histoire de la foi et des Services divins. La foi monothéiste, en tout cas juive et chrétienne, est fondée sur le pharisianisme. Elle repose sur la conviction affirmée que l’être humain est appelé à la résurrection. C’est particulièrement prégnant dans le lien qui unit – en grande partie de manière inconsciente – l’Orient byzantin à la prière quotidienne du judaisme. Il faut le redire car pareille évidence a vite fait de s’estomper pour des raisons psycho-religieuses, historiques sémantiques.

Le tropaire de la résurrection selon le rite byzantin affirme : “Le Christ est ressuscité des morts, par sa mort il a vaincu la mort. A ceux qui gisent dans les tombeaux, il (a) donne (donné) la vie”. Les mots suivent ce qu’expriment la prière de la Amidah/Prière des 18 Bénédictions juive : “(Béni sois-Tu, Seigneur notre Dieu, Roi de l’univers) / Tu ressuscites les morts dans ta grande miséricorde [viens en aide à ceux qui tombent, guéris les malades, délivres les captifs] et gardes ta confiance envers ceux qui dorment dans la poussière [cf. les tombeaux des ancêtres à Hébron]”.

Comme en regard, de manière tout aussi souterraine, impalpable, mais traversant les siècles de manière imperturbable, il y a la négation de la résurrection. Comme si la Révélation – dite du vieux ou premier Testament et la Bonne Nouvelle du Messie en Jésus de Nazareth ne pouvait s’affranchir d’un profession de foi plane, horizontale sans vie ou survie par-delà la matérialité et l’expérience de cette ère historique auquel nous appartenons.

Nous connaissons la caste sadducéenne par Flavius Joseph. Ils assuraient le service dans le Temple et donnèrent l’impression de disparaître lors de la destruction du Temple de Jérusalem. Ils n’acceptaient que la Loi Ecrite contrairement aux pharisiens qui se référaient tant à la Loi Ecrite qu’à la Loi Orale.

Le christianisme s’est rapidement distancié des sources orales réputées avoir été transmises à Moïse lors de la théophanie du Sinaï, puis du Talmud dans ses formes qui ont été transcrites dites de Jérusalem et de Babylone, souvent en hébreu et en araméen. Certaines sectes juives commes les Karaïtes de Crimée, mais aussi les Abbyssins juifs n’ont pas admis la tradition de la Mishnah et de la Gemara. De même les Samaritains (souvent confondus avec les sadducéens par les rabbins).

Les sadducéens n’admettaient pas la résurrection des morts et niaient l’eschaton, le “olam ha’tid/עולם העתיד” [le monde à avenir, qui vient jusque dans l’éternité]. (Marc 12, 18-27, Actes 4, 1-2, 23, 6-8). De même, ils ne croyaient pas à l’existence des anges et des esprits. Enfin Flavius Joseph affirme que les sadducéens pensaient que le corps meurt/s’éteint avec l’âme. Le thème reste très en vogue de nos jours.

Cette profonde empreinte sadducéenne est aussi sensible dans la non-reconnaissance d’une Destinée. Ainsi, l’âme peut choisir entre le Bien et le Mal, chacun devant faire un choix “en conscience”. Les sadducéens n’admettent pas la “survie (Gr. την διαμονην) de l’âme, le séjour punitif dans le Hadès ou toute forme de recompenses au-delà de la mort (Guerres Juives 2. 164).

Ils aiment à exaggérer les règles de pureté : les mains (Yadayim 4,6), le jugement rigoriste (Makkot 1,6), la crémation de la vache rousse (Parah 3,7), l’impureté des femmes sadducéennes (Niddah 4,2) et la longueur de la marche autorisée le jour du Shabbat (Eruvin 6,2). Ce sont là des questions pour un temps de COVID-19.

Au point que , toujours selon Flavius Joseph, les pharisiens étaient aimables les uns envers les autres, et promotaient l’esprit de concorde, tandis que les sadducéens utilisaient la ruse (το ηθος αγριωτερον) et pouvaient être retors envers leurs pairs ou les étrangers (La Guerre des Juifs, 2.166).

Les sadducéens s’opposent aux membres de l’Eglise naissante de Jérusalem (Actes 4, 1 – 5,7) et l’appel de Paul de Tarse aux pharisiens crée un débat confus lors de la session du Sanhédrin (Actes 23, 6-7 ss.). Paul et les pharisiens s’attachent à l’affirmation de la résurrection des morts, le développement positif et libre de la destinée humaine.

Les saducéens ont toujours existé. Il ont participé à toutes les diasporas du peuple juif comme à l’essor apostolique du message chrétien. Il est plus délicat de repérer leurs influences au cours des siècles dans le judaïsme et le christianisme.

Du côté juif, la question fut souvent évoquée par le Rav Léon Yehudah Askénazi (Manitou). Au centre de la question, le sens des “générations” interroge en tant que processus historique et méta-historique, la perspective messianique. Il est question de scruter ce que signifie le dévoilement final, le rassemblement exprimé par les Maximes des Pères (Avot 1, 1 : “Tout fils d’Israël a part au monde à venir”). En termes eschatologiques, la participation “au monde à venir” s’ouvre sans exclusive à l’ensemble des générations d’êtres humains, englobant tous les temps.

La pratique de la foi en la résurrection a demandé des siècles de maturation mentale, culturelle, théologique. Il y va aussi d’une confrontation constante avec l’expérience mystique. Il faut tenir compte de l’accompagnement historique fondamental des sadducéens sur la route qui les a conduits à servir en priorité dans le Temple de Jérusalem, Lieu vivant (qayam/קים). Celui-ci fut détruit et les sadducéens disparurent progressivement dans leurs fonctions rituelles et sociétales. Les pharisiens ont alors souligné leur adhésion à une forme de reinvigoration / rappel à la survie, à la vie, aux forces de mutation par-delà le trépas.

Ils furent suivis par les chrétiens dont la foi se fondent sur l’expression unique, singulière, personnelle de la résurrection de Jésus né à Bethléem. Nul ne naît chrétien et la qualité christique implique le baptême de chaque personne qui rejoint le plérome de l’Eglise. Ainsi, le chrétien doit, à chaque génération, renouveler le caractère (sphragis, kharaktèr) de son identité ecclésiale.

Curieusement, il est appelé à dépasser ainsi la barrière presque sadducéenne d’un temps qui aurait dû interrompre la poursuite de la transmission de la foi. Juif ou païen (Gentil), l’Eglise n’est pas innée. Elle se renouvelle par le sceau des sacrements reçus au nom du Christ confessé dans la plénitude de l’Eglise.

Nous nous limiterons ici, dans une sorte d’article en forme de préambule, à souligner combien l’espérance de la survie, de la vie auprès du Créateur de tous les hommes a été un moteur puissant au cours des deux milles ans passés.

Le Temple fut brûlé et “assassiné”, cessant de vivre selon l’expérience de la visibilité. Il n’a pas disparu : la Shékhinah, Présence invisible accompagna le peuple juif dans ses turbulences sur le globe. Soixante-dix ans auparavant, Jésus de Nazareth, confessé par un embryon encore attaché à la collectivité identitaire judaïque, était mort, crucifié sur la Croix au Lieu dit du Crâne, en hébreu-araméen “Golgotha/גולגתא”, non pas un crâne fixe, inerte, mais désigné par un mot qui indique un “roulement, retournement, d’une identité vers une autre”.

La tiédeur de la foi s’exprime par un désespoir fréquent. Il est universel. Il est matérialiste ou scientifique, culturel. Ainsi s’exprime une forte séduction sadducéenne comme par une vocation à n’exister que le temps imparti en ce monde-ci. Il n’y aurait pas de vie éternelle. La pureté, les rites, voire des attitudes, souvent figées – parfois imposées comme des règles immuables, permettraient-ils de figer le temps et l’espace en des écrins réducteurs, voire effrayants.

Comme le note le Rav Jonathan Sacks, citant le livre d’Alasdair MacIntyre “After Virtue” (1981), nous continuons à parler en utilisant les mots qui ont exprimé les valeurs essentielles de la morale. Or, nous avons perdu le sens d’une vraie moralité. Nous n’en comprenons plus les codes et les exigences tout en feignant de nous y soumettre. On peut parler de fractures mentales, quasi schizoïdales. Comme si nous entrions dans des détournements qui frisent les questions de “la haine consciente” face à “la haine irraisonnée”.

Faut-il aimer, respecter, soigner, aider son prochain ? La réalité est tissée d’abus physiques ou mentaux, sociaux. “Aimer son prochain comme soi-même” (Lév. 18, 19) parce qu’”il est prescrit (comme élément de dynamique vitale) d’“aimer Dieu de tout son coeur, âme et forces (= ressources économiques)”, nourrir l’affamé (et quid du Yémen, de l’Inde et de tant de régions du monde ?), de guérir les malades, agir par solidarité – tout cela se fonde sur l’instinct d’espérance. Mais les païens aussi peuvent exprimer leur souci de vivre correctement.

Vivre avec la conscience d’un rachat venu du Maître de l’univers est d’une autre nature : cela consiste à bannir l’égo-centrisme que je définirais comme “mnémocide”, c’est-à-dire visant à détruire la “mémoire” comme force qui attire toujours vers le futur. Il y a une force qui s’ingénie à détruire, éradiquer, faire la seule faculté mémorielle. Quand les sons, les phonèmes et les étymons s’estompent de la sphère d’une pensée transmissible, historique.

De nos jours, la tentation sadducéenne s’instille subrepticement comme une contre-mémoire invariante qui lutte contre l’espérance par le moyen d’un rigorisme stagnant. En hébreu, “Yizkor/יזכור” n’est pas seulement le mémorial des êtres et des tragédies. Le mot indique “une semence” qui est tirée comme par un arc de vie vers un futur en vue d’appréhender notre destinée. C’est un mouvement “pharisien” car il s’ancre dans la puissance de la résurrection, de la vie plus forte que le désespoir, la bonté et – dans la cohérence chrétienne, les Sacrements de la Présence.

L’empreinte sadducéenne peut être contrecarrée par la prise de conscience réelle, profonde – parfois perçue comme utopique ou fantasque – de notre route vers (ce) Qui est Un.

[Alors, il ne faut surtout pas se gauser de fadaises, mais donner dans le parler-vrai !].

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